Bulletin aux membres – Juin 2018

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Retour AGA : une assemblée festive haute en couleur!

L’assemblée générale annuelle du ROCL a eu lieu le 29 mai dernier, à l’Hôtel Le Chantecler, où 140 personnes en prove-nance de 67 organismes ont pris part à cette journée festive et colorée.

Animée par Hugo Valiquette, coordonna-teur de la Table régionale des organismes communautaires de Lanaudière (TROCL), la journée a permis de présenter les réalisations du ROCL de la dernière année en mixant chansons, informations, rires et plaisirs! Des élections ont eu lieu pour déterminer certains nouveaux membres du conseil d’administration. Félicitations à Dominique Bastenier, Danielle Bilodeau, Lise Cloutier, Mario Charette, Stéphanie Gaussirand, Sophie Dion, Sophie Desma-rais, Laurie McFall et Christine Richard qui composent le C. A. pour l’année 2018-2019. Du même coup, le ROCL a aussi célébré ses 25 ans d’existence par un coquetel convivial en soulignant la présence d’anciens et d’anciennes travail-leurs et travailleuses ainsi que des pionniers et pionnières qui formaient initialement le conseil d’administration. Merci à Stéphanie Gaussirand et Robert Grégoire qui ont animé en duo et avec brio cet événement.

CertainEs ont formulé la demande d’obtenir le texte écrit et lu par Benoit Larocque en introduction du volet vie associative. Le voici : frama.link/IntroVieAsso

Le bilan financier de notre AGA

Un 25e ça se fête et bien évidemment, il est important que nos membres comprennent à quoi le coût de leur inscription aura servi. C’est certain que dans un monde idéal, nous aimerions être en mesure de couvrir entièrement les dépenses de nos AGA mais cela impliquerait nécessairement une augmentation de la cotisation annuelle. Cela ne fait pas partie des réflexions du C. A. à l’heure actuelle. Nous privilégions une cotisation raisonnable tout en tentant de demander aux membres de couvrir leur frais de repas.

La journée, avec les pauses viennoiseries, cafés, coquetel et grignotines aura coûté 6 657 $. Sur ce montant, le ROCL a assumé 1 724 $, soit la différence entre les frais d’inscription de nos membres et le coût total de l’évènement. En espérant que cela réponde mieux à certaines préoccupations exprimées lors de la parole à l’assemblée.

Le ROCL et la Table des préfets

À l’instar de plusieurs organismes, le ROCL a pris part à la conversation régionale organisée par la Table des préfets des Laurentides, le 23 mars dernier. 350 person-nes issues de divers milieu (communautaires, éducation, santé, municipalités, etc.) ont participé à cette journée. Vous pouvez voir les résultats de cette journée sous ce lien : frama.link/Conversation23mars

Sachez aussi que le ROCL a déposé un mémoire dans le cadre de cette consulta-tion : frama.link/MemoirePrefets

Nous y avons, entre autres, fait la recom-mandation de mettre sur pied un comité aviseur formé de différents acteurs régionaux qui contribuerait à la réalisation d’une politique d’attribution des sommes du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) dont la Table des préfets est responsable.

Un dialogue s’amorce

Depuis cette journée de consultation, le ROCL a rencontré deux fois le directeur de la Table des préfets : Philippe Leclerc. Ces ren-contres ont permis aux deux organisations de se connaître davantage, de partager sur leur culture respective et d’identifier les points de ralliement possibles. Nous y avons présenté et porté le contenu de notre mémoire. Jusqu’à maintenant, l’apprivoisement des deux organisations se fait dans l’écoute et le respect des couleurs propres à chacune. À suivre!

Conditions de travail dans le communautaire

Plus de 700 personnes ont répondu à un sondage réalisé par le Centre de formation populaire Au Bas de l’Échelle et le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal.

Ce sondage s’adressait principalement aux personnes de Montréal afin de les interroger sur leur satisfaction envers différents aspects de leurs conditions de travail. Cela touchait autant les conditions salariales, les avantages sociaux, l’environnement et le climat de travail, la conciliation famille – études – vie personnelle, etc.

Nous y apprenons entre autres que 42 % ont un régime d’assurances collectives, que 31 % se sentent contraint de travailler ou de militer bénévolement dans l’organisme et que 49 % ont 10 ans et plus d’expérience dans le communautaire.

Pour voir les résultats complets : frama.link/ConditionsTravail

Projet de recherche sur les perceptions quant à la crédibilité en évaluation de programme

Voici une invitation de Marie-Pier Marchand, une étudiante au doctorat en éducation, à l’UQÀM.

« Vous avez dernièrement pris part à une démarche d’évaluation concernant un programme, un projet ou des actions par lesquels vous êtes concernés? Comment avez-vous accueilli cette démarche? Perceviez-vous la pertinence et l’utilité de procéder à un tel exercice? Quel a été votre rôle au sein de l’évaluation? L’évaluation réalisée était-elle crédible et de qualité à vos yeux? Comment avez-vous reçu les résultats de l’évaluation?

Seriez-vous intéressés à partager votre expérience à cet égard dans le cadre d’une entrevue téléphonique, d’une durée approximative de trente minutes, que j’animerai personnellement? Si oui, je vous invite à me contacter directement. Nous pourrons alors discuter plus amplement de votre participation à ce projet de recherche. Si vous avez besoin de renseignements additionnels concernant cette étude, n’hésitez pas à me contacter. Il me fera plaisir de répondre à vos questions! »

Marie-Pier Marchand, étudiante au doctorat en éducation, marchand.marie-pier@uqam.ca, 514-758-0359

Passage du FRAPRU dans la région en septembre

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) organise une grande marche, d’Ottawa à Québec, du 2 au 29 septembre 2018. Intitulée « De villes en villages pour le droit au logement », il s’agit d’un parcours de plus de 500 km; c’est sans doute son projet le plus ambitieux. Toutes les personnes ayant à cœur le droit au logement sont invitées à s’y joindre pour une ou plusieurs journées. Déjà, 300 groupes sociaux ont appuyé cet événement.

L’objectif est d’interpeller les deux paliers de gouvernement sur les graves dénis du droit au logement qui accablent les ménages locataires à faible revenu et sur l’insuffisance des investissements dans le domaine du logement social.

La marche sera de passage dans les Laurentides :

  • Dimanche le 9 septembre : de Lachute à Sainte-Scholastique
  • Lundi le 10 septembre : de Sainte-Scholastique à Saint-Janvier (Mirabel)
  • Mardi le 11 septembre : de Saint-Janvier (Mirabel) à Sainte-Rose,
    en passant par Sainte-Thérèse

Des membres de l’équipe du ROCL et du RFL seront présents à la marche le 10 ou le 11 septembre (heures à déterminer). Y serez-vous? Il serait agréable de s’y rencontrer! À noter qu’il est mentionné dans l’invitation que la date limite d’inscription est le 15 juin. Toutefois, il sera possible de s’inscrire à la dernière minute si vous n’avez pas de besoins en termes d’hébergement.

Pour plus d’information, consultez cette page sur le site du FRAPRU: frama.link/marche2018

Pique-nique politique : 17 septembre 2018

L’organisation du pique-nique politique, prévu le 17 septembre prochain à la Salle Notre-Dame à Saint-Jérôme, avance à grand pas. En avant-midi, une oeuvre collective sera créée avec l’artiste Sophie-Stella Boivin suivi d’une grande conférence confirmée sous peu. Apportez votre lunch et votre tasse pour le dîner car une soupe sera servi par l’Ami-e du Quartier. En après-midi, des représentantEs des 4 partis représentés à l’Assemblée nationale répondront à toutes nos questions!

Vous pouvez aussi consulter et vous inspirer du document suivant pour connaître les positions des différents partis et préparer vos membres à l’activité du 17 septembre par le biais d’activités d’éducation populaire : frama.link/representations_politiques. Plus de détails sur cet événement vous parviendront sous peu.

Engagez-vous pour le communautaire

En prévision des prochaines élections provinciales, le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) a organisé un débat public le 22 mai dernier, au café-bar du Monument-National, avec les représentants et représentantes de Québec Solidaire (QS), de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et du Parti Québécois (PQ). Les représentant.es ont livré leurs visions et engagements politiques concernant trois thématiques principales dont la participation citoyenne, les services publics et les programmes sociaux et l’action communautaire autonome. Le débat a été animé par la chercheure et militante Émilie Nicolas et ponctué par plusieurs prises de paroles et performances artistiques notamment celles de Melissa Mollen Dupuis, militante et artiste innu, Marilou Craft, auteure et dramaturge et Fred Dubé, humoriste.

Pour revoir le débat : frama.link/Debat22mai

Lancement de la campagne : Je suis communautaire

Le 22 mai dernier, une grande campagne d’appui a été lancé sur les réseaux sociaux pour mettre en valeur les gains sociaux obtenus grâce à la contribution des organismes d’action communautaire autonome. Plusieurs personnalités publiques du domaine artistique, de la recherche, du militantisme ou autres ont accepté de donner leur appui aux organismes communautaires. Pour participer à la campagne, vous pouvez vous abonner à la page d’Engagez-vous pour le communautaire et partager largement les affiches des personnalités publiques sur les réseaux sociaux, ou solliciter des personnalités publiques de votre région pour qu’ils et elles se joignent à la campagne d’affichage.  Les vignettes et plusieurs autres outils pertinents sont disponibles ici : frama.link/outils_campagne

Les municipalités et l’action communautaire autonome (ACA)

Au lendemain des élections municipales, le Réseau québécois de l’action communautaire autonome avait divulgué une série de trois fiches d’informations sur les municipalités, afin d’outiller les organismes d’action communautaire autonome qui sont en lien avec le palier municipal. Nous en avons parlé dans le bulletin du ROCL de novembre 2017. Le RQACA vient de faire la publication d’une quatrième fiche intitulée « Les municipalités : quelles sont les exigences acceptables? » Vous pouvez télécharger les fiches ici : frama.link/FichesACA

17 M$ d’investissements annoncés lors du dernier budget provincial

Au moment d’écrire ces lignes nous ne savons toujours pas les montants qui seront alloués dans le PSOC pour notre région mais nous avons de bonnes raisons de croire que cela devrait tourner aux alentours de 900 000 $. Le CISSS des Laurentides devrait interpeller le ROCL pour procéder à l’attribution aussitôt que les montants et directives ministérielles seront connues. Par contre, nous pouvons vous annoncer avec fierté que nos lettres enregistrées transmises à la Ministre ont fait leur chemin puisqu’il a été confirmé à la CTROC que la directive de tenir compte des revenus totaux des organismes aurait été abandonnée. Il s’agit là d’une très bonne nouvelle puisque l’an dernier cet élément était un irritant majeur lors de l’attribution.

Il semble que les autres directives seront à peu près les mêmes que l’an dernier soit : la priorité aux organismes en attente et aux organismes ayant un financement récurrent nettement insuffisant et les organismes qui répondent à des besoins particuliers. Le ROCL portera sa position historique d’attribuer en fonction des écarts à combler entre ce que les organismes reçoivent et leurs besoins (en tenant compte des seuils planchers inscrits au cadre de référence). Notre préoccupation est d’être le plus équitable possible.

Le ROCL fera encore une fois cette année, une tournée éclair à l’automne 2018 afin, entre autres, d’aller expliquer aux membres le résultat des travaux d’attribution. Alors si des rencontres sur votre territoire de MRC s’organise pour l’automne, faites-nous connaitre vos dates et votre intérêt à nous inscrire à votre agenda!

Bonne nouvelle : le PL56 sur le lobbyisme n’est plus!

Le Groupe des organisations opposées à l’assujettissement de tous les OSBL à la loi sur le lobbyisme vient de nous confirmer la nouvelle. Nos efforts ont porté fruits : nous avons enfin eu raison du projet de loi 56!

En effet, vendredi le 15 juin, le projet de loi 56 est mort au feuilleton avec la fin de la session de l’Assemblée nationale, puisque des élections auront lieu le 1er octobre prochain. Le prochain gouvernement, quel qu’il soit, est donc libéré des projets de loi laissés en suspend durant la session précédente. Voici le communiqué publié pour l’occasion : frama.link/FinPL56

Formations sur les rôles et responsabilités des membres d’un C. A.

Le ROCL a eu la confirmation de la reconduction du financement pour les formations destinées aux membres des conseils d’administration. D’une durée approximative de 3 heures, cette formation vous est offerte directement dans votre organisme, selon vos disponibilités. Cette année ce seront une douzaine d’organismes qui pourront se prévaloir de cette formation. Pour plus d’informations : frama.link/formCA

SVP prendre note que
nous serons en vacances
du 13 juillet au 19 août inclusivement.

Bon été à tous et à toutes!

Une assemblée générale record !

Saint-Jérôme, 1er juin 2016. Un nombre record, soit 134 personnes, ont assisté à l’assemblée générale annuelle du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides, le 31 mai. Il s’agit de 11 groupes membres de plus que l’an passé. Cette participation accrue représente bien la vitalité des organismes communautaires de la région et leur sentiment d’appartenance au ROCL.

À chaque année, le comité organisateur fait preuve d’innovation et de créativité pour rendre compte à ses membres. Lors de cette journée hors de l’ordinaire, les participantes et participants ont été partie prenante d’une imitation de l’émission Tout le monde en parle pour relater les différents accomplissements en 2015-2016. La formule théâtrale préconisée permet d’aborder les axes de travail de façon dynamique, par des invités spéciaux, des sketchs, des entrevues, ce qui est très apprécié.

Les membres ont par ailleurs reçu Michel Hébert, directeur adjoint aux relations à la communauté et organisation communautaire du CISSS des Laurentides qui a pris parole au sujet de la vision portée par l’établissement concernant l’avenir du financement des organismes communautaires. Bien qu’il manque toujours 11 M$ comme rattrapage financier, M. Hébert a souligné que le CISSS cherche à trouver des solutions qui amèneraient les organismes en santé et services sociaux à atteindre leurs budgets minimums pour accomplir leur mission.

Finalement, les déléguéEs ont élu le nouveau conseil d’administration. Le ROCL est heureux d’accueillir ses nouvelles gestionnaires issues des quatre coins des Laurentides (de gauche à droite sur la photo) : Danielle Bilodeau, Sophie Dion, Lise Cloutier, Isabelle Cloutier, Stéphanie Gaussirand, Sophie Desmarais, Christine Richard, Guylaine Guy, Laurie McFall.

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Réforme à l’aide sociale : la traque des pauvres se poursuit

JusticeSocialeLes stéréotypes sur les personnes qui bénéficient de l’aide sociale ont la couenne dure. On dit d’eux qu’ils sont des BS, alcooliques, malpropres, paresseux ou parasites et qu’ils coûtent une fortune aux contribuables… De généralisations abusives en étiquettes sclérosées, on n’a qu’à se promener un peu sur les blogues pour en apprécier la teneur. Ça goûte la bile et le ressentiment. Punching bag ou paratonnerre d’une colère populaire, les plus pauvres de notre monde sont aussi les plus détestés. Avec son projet de loi 70, le Ministre Sam Hamad en rajoute une couche. Rien pour aider à se sortir de la pauvreté ou même de l’enduit engluant des préjugés.

Afin de « briser le cercle vicieux de la pauvreté » le Ministre veut pousser les nouveaux prestataires d’aide sociale aptes à l’emploi à intégrer un programme d’employabilité. Selon lui, cela devrait permettre de sauver 50 M$. Ultimement, on veut forcer les prestataires à se trouver un « emploi convenable » (lire au salaire minimum) qui pourrait être jusqu’à 300 km de chez eux, sous peine de voir leurs prestations diminuer de moitié. Tout un progrès dans la lutte à la pauvreté! Pensez-y quelques instants. Vous vivez seul à Saint-Jérôme et vous avez 616$ par mois pour vivre. Vous devez vous trouver un emploi dans un rayon de 300 km, quelque part entre Sherbrooke, Québec, Gatineau et la Réserve Faunique de la Vérendrye! Si vous refusez ou ne trouvez pas de travail, vous devrez vous débrouiller avec 308$. Voyez-vous que vous n’êtes qu’à un cheveu de la rue? Voilà une solution simpliste à un problème dont les racines sont beaucoup plus complexes, n’en déplaise à ceux qui préfèrent se convaincre que la réalité se résume à quelques préjugés.

Le Ministre prépare son projet de loi pour « briser la culture de dépendance envers l’État » dit-il. Parlons-en de la culture de dépendance envers l’État. Qu’a-t-on dit aux dirigeants de Bombardier lorsqu’ils ont demandé au gouvernement de sauver sa CSeries? Parfait, voici 1,3 milliards de deniers publics. C’est 30 fois ce que compte économiser Sam Hamad avec sa loi 70! En plus, cette entente ne prévoit aucune clause de protection des emplois au Québec. Parlons-en de la culture de dépendance envers l’État. Dernièrement, la vérificatrice générale du Québec mettait en lumière que le Ministère de la Santé et des Services sociaux aurait versé 417 M$ en trop aux médecins. « Impossible de récupérer cet argent » clamait Philippe Couillard au lendemain de la publication de cette information. Par contre, pas de problème pour traquer les sans-le-sou. Souvenons-nous de cette mendiante qui s’est fait réclamer 25 000$ par l’aide sociale l’hiver dernier. Est-ce cela la saine gestion des fonds publics dont se targue le gouvernement? Aberrant!

Sam Hamad a raison, il faut briser la culture de dépendance envers l’État. Par contre, il se trompe de cible en visant les plus pauvres. Pendant que l’attention est détournée vers ces derniers, l’argent, lui, l’est vers les mieux nantis. Clairement, ceux qui siphonnent le plus les fonds publics et qui coûtent le plus chers aux contribuables ont déjà les poches pleines!

Benoit Larocque, Agent de liaison et de développement au ROCL

 

 

Loi 56 sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme : Le gouvernement fait un pas de côté

road-sign-63983_1920Saint-Jérôme, le 7 décembre 2015. Le 26 novembre dernier, le ministre Jean-Marc Fournier adressait une correspondance au Commissaire au lobbyisme du Québec dans laquelle il l’informait du report de la consultation sur le projet de loi 56. Il lui demandait alors de réaliser une étude sur les conséquences de l’assujettissement des organismes à but non lucratif (OBNL) à une telle loi.

Le ministre Fournier demande au Commissaire « d’échanger avec les représentants des divers OBNL pour bien saisir les difficultés qu’ils identifient et être en mesure de formuler des pistes de solutions qui pourront être présentées dans une étude exhaustive. » Rappelons que depuis le mois de septembre, le ROCL et les organismes communautaires de la région, ont interpelé les municipalités, les MRC, les députés afin de les mettre en garde sur les impacts de l’inclusion des organismes communautaires dans cette loi, en tant qu’OBNL. Jusqu’à maintenant deux MRC et huit municipalités de la région ont entendu le message et ont transmis des résolutions d’appui au ROCL et au Commissaire au lobbyisme pour demander le retrait des organismes communautaires du projet de loi 56.

« Pour le moment il n’est pas question de baisser la garde, il faut continuer à aller chercher des appuis auprès des différents élus. Ce projet de loi étant toujours sur la table, le gouvernement fait seulement un pas de côté. Comme le Commissaire doit réaliser une étude et définir des recommandations sur l’inclusion des OBNL au projet de loi, il faut voir à qui il s’adressera pour documenter son étude. Il existe environ 60 000 OBNL au Québec. Parmi ceux-ci, il y a 5 000 organismes communautaires qui sont déjà assujettis à une politique gouvernementale qui s’intitule l’Action communautaire : une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec. Celle-ci définit les principes de reddition de comptes, de transparence et de relations avec le gouvernement. Ce sont ces 5 000 organismes communautaires que nous voulons voir retirer du projet de loi. On ne peut pas les considérer sur le même pied d’égalité que l’Amphithéâtre de Québec, l’Association pétrolière et gazière du Québec, les Chambres de commerce, l’Association minière du Québec ainsi que de nombreuses autres associations qui représentent davantage des intérêts privés. Le bassin est très grand et surtout très varié pour mener une étude. Les enjeux peuvent être très différents selon le type d’OBNL » précise Linda Déry, coordonnatrice du ROCL.

Rappelons que la Loi sur le lobbyisme a été créée en 2002 à la suite du scandale des commandites afin d’encadrer les communications entre le secteur privé et les titulaires de charges publiques. À quels scandales les organismes communautaires ont-ils été mêlés ? « Au contraire, les organismes participent à dénoncer des scandales. Tous les jours, nous assistons aux retombées du travail des organismes communautaires. Ceux-ci, en plus de donner des services à une population souvent démunie, font de la défense des droits individuels et collectifs. Ils ont un rôle de transformation sociale, notamment par des représentations politiques qui visent à faire modifier des lois et des règlements qui pourraient accentuer les inégalités sociales. Ils sont loin d’être des lobbyistes pour obtenir des gains ou des lois de complaisance pour des intérêts strictement privés » conclut Stéphanie Gaussirand, présidente du ROCL.